Comment bien se planter en 2026 ?
- delphineluginbuhl
- Jan 12
- 2 min read

La semaine dernière, quelqu’un m’a dit : « tu ne peux pas comprendre ce que je vis, toi tu n’as jamais connu l’échec ».
Ma réaction a été immédiate : j’ai éclaté de rire ! Et je me suis amusée à lui raconter certaines de mes plus belles plantades, comme par exemple quand j’ai réussi à convaincre une psychologue clinicienne de monter ensemble des ateliers destinés aux personnes qui s’interrogeraient sur une éventuelle douance. Des heures de réflexion sur le contenu, 2000 prospectus imprimés, deux week-ends passés à les distribuer dans les boîtes aux lettres... et au final, zéro résultat !
La discussion qui a suivi m’a permis de prendre conscience de plusieurs choses, que j’ai envie de vous partager.
Tout d’abord, l’échec est très subjectif : c’est plus un ressenti qu’un fait.
Quand je me plante, je n’ai pas l’impression d’échouer, juste d’avoir tenté quelque chose qui n’a pas marché. Résultat : j’en parle avec le sourire et pas mal d’autodérision, ce qui fait que mon entourage ne retient pas que j’ai échoué. Et j’ai le plaisir de voir les gens rire, toujours un gros kif pour moi 😄
La leçon que je tire de cette réflexion : personne n’a envie de fréquenter Monsieur ou Madame Parfait(e), donc il est important de partager nos ratés. Mais personne n’a envie de travailler avec quelqu’un qui se plante tout le temps, donc quand on en parle, il est important de le faire d’une manière positive et de montrer qu’on s’en sort toujours !
Mon autre prise de conscience, c’est qu’il y a deux principales façons de surmonter l’échec.
La première consiste à persévérer. Ce que j’ai fait n’a pas marché ? Je vais essayer autre chose pour atteindre très exactement le même objectif. C’est la posture de nombreux inventeurs de génie, comme Thomas Edison (inventeur de l’ampoule à incandescence), qui nous dit : « Je n’ai pas échoué, j’ai simplement trouvé 10000 façons de faire qui ne fonctionnaient pas. »
La seconde posture, à l’inverse, consiste à passer très vite à autre chose. C’est une posture que j’affectionne particulièrement (c'est sans doute pour cela que je ne suis pas une inventrice de génie...), car je déborde toujours d’idées variées et adore me lancer dans des choses nouvelles. Ainsi, je suis rarement déçue et retrouve très vite mon entrain après une plantade.
Y a-t-il une posture meilleure qu’une autre ? Je ne pense pas : c’est très lié au tempérament de chacun et l’important est d’aller de l’avant.
Enfin, l’échec peut parfois être une porte de sortie salutaire.
Durant mes 25 années de salariat, j’ai verbalisé une fois à mon chef que nous pouvions faire ensemble un constat d’échec et qu’il valait mieux nommer quelqu’un d’autre à mon poste. J’ai versé quelques larmes pendant cet entretien... mais ressenti un immense soulagement !
Et avec le recul, je sais que cet échec a été le déclic dont j’avais besoin pour oser me mettre à mon compte, ce qui est une des meilleures décisions que j’ai prises.
En résumé, je vous souhaite une année 2026 remplie de joie, de succès, de beaux projets... et saupoudrée de quelques échecs dont vous saurez, je l’espère, tirer le meilleur ! ☀️




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